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Compte-rendu réunion 1 - 12.05.08

Présents : Michel Rouah, Jacques Remond, Leila Diri, Arnaud Trenta, Isabelle Foucher.

Excusés : Sylvie Gourio, Chantal Bruneau.

Présentation des participants

La réunion a permis dans un premier temps à chacun de se présenter et d’exprimer les raisons pour lesquelles le sujet du groupe l’intéresse. En lien avec des engagements associatifs, universitaires ou professionnels des participants, il semble que ce sujet transversal soit une question centrale pour l’avenir de la vie associative ; et qu’existe des marges de progression importantes dans le rôle d’élargissement de la participation démocratique que peuvent remplir les associations.

Discussion sur le contenu des travaux du groupe

La discussion a porté principalement sur les difficultés de définition des notions employées, et donc de délimitation de notre sujet d’étude.

Il existe une multiplicité de lieux que l’on appelle des espaces publics (y compris la rue, les places publiques, le bus, etc). Cela correspond à une définition large de la notion comme « espace ouvert à tous publics », « espaces de passage et de rassemblement qui sont à l’usage de tous ». Cette définition large inclut les services publics. Une autre définition plus restreinte considère l’espace public comme un « ensemble de personnes privées rassemblées pour discuter des questions d’intérêt commun ». C’est ainsi un lieu où les gens se regroupent pour participer aux affaires communes, y compris de manière informelle. On peut encore restreindre cette définition en considérant l’espace public comme l’espace de confrontation des intérêts citoyens et de décision politique.

Dès lors, l’association est-elle un espace public ? Le statut juridique de l’association la constitue en entité de droit privé. Néanmoins, elle peut constituer un « espace collectif », où ses membres discutent des questions d’intérêt commun. Il est communément admis que l’association est un espace de citoyenneté, une « école de démocratie ». Elle est en effet un lieu d’engagement citoyen, permet l’apprentissage d’un fonctionnement collectif, d’un « bien commun » et la participation à l’élaboration d’un projet collectif. En outre, son activité ou son objectif peuvent l’amener à investir l’espace public « politique » où se débattent des questions d’intérêt général, autour du processus de décision politique.

On voit donc toute la difficulté de définir la notion d’espace public pour notre groupe : de quelles associations parle-t-on ?
- des associations qui constituent le lieu d’une discussion autour de l’intérêt commun de leurs membres, quel qu’il soit ?
- des associations intervenant dans l’espace public comme groupe de pression ?
- des associations ayant pour objet la participation citoyenne ?
- des associations intervenant comme partenaires de processus participatifs institutionnels ? (conseils de quartier, CICA, débats publics, etc)
- des associations organisant la parole de populations qui sont généralement exclues des processus de décision politique, alors qu’elles sont au premier plan concernées par l’action publique ? D’ores et déjà, les membres du groupe estiment que les associations parapubliques ou para-administratives sont exclues du champ.

En effet, plusieurs questions méritent d’être posées, sur tous ces types d’associations :

- Les associations parviennent-elles réellement à être cette école de citoyenneté (apprentissage du fonctionnement démocratique) ? Sont-elles des lieux permettant une réelle participation, où se discute réellement et se construit collectivement un intérêt commun ? Quelles difficultés rencontrent-elles pour faire s’exprimer les gens ? La parole des citoyens n’est-elle pas parfois confisquée par des dirigeants ?
- Quelles associations parviennent, individuellement ou par le biais de leurs regroupements (fédérations, unions, etc), à la parole publique, de manière à être entendues dans les processus de décisions politiques ? quelles sont les limites de ces canaux de participation ?

Ainsi, des questions sous-jacentes à celles-ci apparaissent : de quels citoyens parle-t-on ? Tous les citoyens ? Ceux qui sont en retrait de la participation politique traditionnelle ? (jeunes, femmes, étrangers, etc) Qui interroge-t-on ? Les citoyens particuliers ? Les dirigeants d’associations ?

Au final, on distingue au moins trois niveaux de la notion d’espace public, correspondant chacun à des questionnements et à des types d’associations particuliers :
- L’espace public géographique (les espaces publics) : les lieux publics ;
- L’espace public comme lieu d’élaboration et de mise en œuvre d’un projet (associatif) partagé ;
- L’espace public « politique », comme espace décisionnel, de confrontation des paroles.

Les travaux du groupe peuvent donc consister tout à la fois à analyser le rôle des associations dans l’élargissement de l’accès aux espaces publics, mais aussi comme lieu de participation citoyenne autour de projets communs, et enfin, comme lieu de participation à la décision politique, notamment à travers des instances participatives.

Suite des travaux

Une nouvelle réunion de discussion autour des contours du sujet est proposée, afin de clarifier le thème et cibler nos questionnements :

→ Cette réunion aura lieu le mardi 17 juin 2008, de 18 à 20h à la Fonda.

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Documents joints


CR réunion 1 - ATEP
(Word - 39.5 ko)

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