
Ses contenus sont structurés autour de trois thématiques
Les conditions de construction du fait associatif et les processus d’action collective qui en découlent se transforment. De nouvelles modalités de « faire ensemble » ou « d’être en association » émergent, fruits de parcours individuels plus complexes et caractérisés par des approches plus consuméristes et par la pluralité des appartenances. L’intermittence, l’aspect souvent informel et la flexibilité des nouvelles constructions collectives conduisent nombre d’associations à interroger leur fonctionnement à l’aune de ces nouveaux comportements, considérés isolément ou en groupe.
Leur difficile prise en compte pèse sur la capacité des associations à imaginer leur propre renouvellement. Ceci nécessite la possibilité de revisiter la gouvernance et le pilotage des projets, les modes de regroupement en réseau ou de type fédéral, ainsi que les conditions d’évaluation et d’accompagnement des associations.
C’est pour répondre à ces défis que la Fonda conduira en 2008 et 2009 une action sur les thèmes suivants :
Les enjeux identitaires en matière d’engagement : les populations fragiles, en difficulté, peuvent trouver dans l’engagement associatif un milieu d’insertion. Il y faut des conditions, des ouvertures de la part de la société mais aussi du milieu associatif.
La mise en œuvre de nouvelles formes d’action et d’organisation associatives.
Les modalités de la validation des acquis de l’expérience (VAE) bénévole.
Le lien entre évaluation et accompagnement des dynamiques associatives.
La contribution économique des associations ne saurait être réduite à leur seule activité économique. Elles contribuent par leur action à orienter et développer des modes de régulation socio-économiques dans nos sociétés, notamment dans le sens d’un développement durable. La combinaison de ressources volontaires et monétaires, tout comme la mise en œuvre de processus de décision fondés sur la participation égale et citoyenne des différentes parties prenantes, déterminent un mode d’intervention économique non seulement utile socialement, mais aussi efficace économiquement. C’est en ce sens que l’économie sociale et solidaire contribue largement à réconcilier démocratie, cohésion sociale et développement économique.
La libéralisation de l’économie, le développement d’une société de services, comme le repositionnement de l’intervention économique de l’Etat, obligent les associations, et toutes les organisations visant à lier production et consommation dans un processus non lucratif, à repenser leur contribution économique, et plus particulièrement les moyens de préserver leur mode de production spécifique. Pour y arriver, il convient de nouer des alliances avec d’autres acteurs économiques, mais aussi de construire de nouvelles stratégies de mutualisation au sein de l’économie sociale.
C’est pour répondre à ces défis que la Fonda conduira en 2008 et 2009 une action sur les objectifs suivants :
Identifier et valoriser le capital social des associations dans le champ économique.
Clarifier les enjeux et méthodes de coopération avec d’autres acteurs socio-économiques : entreprises, syndicats.
Préserver les plus-values de l’économie sociale dans le champ concurrentiel.
Renforcer le développement des associations par la consolidation de leurs fonds propres et la réalisation d’excédents.
Les associations sont un outil irremplaçable pour renforcer la capacité des citoyens à intervenir dans l’espace public. Leur reconnaissance institutionnelle n’est pas une fin en soi, mais un des moyens d’ouvrir un espace de rencontre entre les pouvoirs publics et les citoyens. La mobilisation associative de l’intelligence et des compétences des citoyens permet une meilleure prise en compte des réalités sociales dans l’action publique. A défaut, le risque est important d’une perte de légitimité et d’efficacité politiques des pouvoirs publics.
Grâce à leur capacité à construire une parole et une compétence collectives, les associations peuvent être le moteur d’un renouveau démocratique, dont l’urgence n’est plus à démontrer.
Les questions à ce propos sont nombreuses et complexes. Elles concernent les conditions de construction de cette prise de parole collective, y compris dans ses aspects de représentation institutionnelle, notamment pour limiter les inégalités d’accès à la capacité civique. De même, si chacun s’accorde sur la nécessité d’une collaboration entre associations et pouvoirs publics, notamment au plan territorial, les modalités de mise en œuvre de ce principe sont loin d’avoir été clarifiées et actées. La construction d’une démocratie délibérative qui articulerait représentation, participation et prise en compte de l’opinion, est un chantier encore largement en friche.
C’est pour répondre à ces défis que la Fonda conduira en 2008 et 2009 une action sur les thèmes suivants :
Construire le lien entre les associations et l’opinion publique.
Construire et renforcer la légitimité associative dans le champ politique.
Favoriser l’accès de tous les citoyens à l’espace public.
Promouvoir une démocratie délibérative.

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