Le travail du clic : économie de la contribution ou exploitation des internautes ?
Publié par Equipe Fonda le 14 septembre 2017

Le travail du clic : économie de la contribution ou exploitation des internautes ?

Une rencontre-débat "Fond’après" organisée par la Fonda, mercredi 8 novembre 2017 au NUMA à Paris.


Dans le cadre de son cycle "Fond’après", la Fonda organise une rencontre, mercredi 8 novembre 2017 au NUMA à Paris, pour débattre et explorer les apports réciproques entre le digital labor et les mécanismes de reconnaissance de ces contributions.

inscription gratuite mais obligatoire par mail : fonda[AT]fonda.asso.fr


Avec l’avènement du web 2.0 au milieu des années 2000, les pratiques numériques ont connu une mutation significative : là où il fallait être en mesure de coder et programmer pour interagir sur la toile, grâce au développement de nouvelles technologies et de nouveaux protocoles informatiques, désormais toutes les personnes qui le souhaitent sont en mesure de tisser un bout de cette toile sans fin. Le web 2.0 a permis de développer massivement l’aspect collaboratif du web, ouvrant la possibilité pour tout utilisateur de contribuer à l’échange d’informations, au partage voire à la production de la connaissance.

Cette nouvelle posture active interroge aussi sur la nature et le statut de ces contributions. Ces dernières peuvent prendre différentes formes : laisser un commentaire sur un produit, sur un film, sur un livre, relire des documents et faire part de suggestions d’amélioration, proposer une définition pour un article encyclopédique, participer à une cartographie en ligne, travailler au repérage de données utiles à une recherche scientifique etc. Qu’importe la plateforme et l’utilité finale de ces contributions, il s’agit généralement d’un travail qui vise à améliorer un jeu de données. Cette amélioration peut être un élément essentiel du modèle économique de certaines plateformes numériques (ex laisser des commentaires sur AirBnB, certifier les produits Amazon de certains revendeurs, contribuer à la qualité des services en vérifiant les prestations des différents chauffeurs BlablaCar …).

Or à partir du moment où cette libre contribution permet de dégager des profits financiers, on est en droit de s’interroger sur leur nature. A l’instar du « travail du consommateur » mis en évidence par Anne-Marie Dujarier, certains chercheurs comme Antonio Casilli ou Dominique Cardon parlent de digital labor, un travail souvent invisible, « un travail du clic, composé de plusieurs petites tâches, réalisé sur des plates-formes, qui ne demande pas de qualification et dont le principal intérêt est de produire des données » (source Le Monde).

Si ces contributions sont une forme de travail, comment ce dernier est-il reconnu et encadré ? Quels sont les mécanismes de reconnaissance de la production de ces individus consommateurs/producteurs ? Cela ne peut-il se faire que de manière symbolique ou peut-il y avoir un revenu contributif à hauteur de la valeur créée par le travail des internautes ?

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Une rencontre-débat "Fond’après" organisée par la Fonda, mercredi 8 novembre 2017 au NUMA à Paris.

Numa

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